Le fuyug est une langue papoue parlée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans la Province centrale de Papouasie. Ses 14 000 locuteurs, les Fouyoughés vivent principalement dans environ 300 villages du district de Goilala (en)[2].
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| Fuyug | |
| Pays | Papouasie-Nouvelle-Guinée |
|---|---|
| Région | Province centrale |
| Nombre de locuteurs | 14 000 (en 2003) |
| Typologie | SOV[1] |
| Classification par famille | |
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| Codes de langue | |
| IETF | fuy
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| ISO 639-3 | fuy
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| modifier |
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Les conventions orthographiques employées pour écrire le fuyug sont a pour /ɑ/, e pour /ɛ/ et y pour /j/ ; les autres lettres sont identiques au symbole de l’alphabet international[3].
Le fuyug a cinq phonèmes vocaliques[4].
| Antérieures | Postérieures | |
|---|---|---|
| Fermées | i | u |
| Moyennes | ɛ | o |
| Ouverte | ɑ |
/ɛ/ est prononcé comme une diphtongue [ɛi̯] en fin de mot ainsi qu’avant une consonne en fin de mot : ateg (« vérité ») se prononce [ɑˈtɛi̯ɡ] et ode (« où ») se prononce [oˈdɛi̯][5].
Les voyelles sont toutes nasalisées avant une consonne nasale : in [ˈĩn] (« pandanus »), ung [ˈũŋɡ] (« nez »), em [ˈẽĩ̯m] (« maison »)[6].
Le fuyug a 14 consonnes[3].
| Labiales | Coronales | Vélaire | ||
|---|---|---|---|---|
| Occlusives | Sourdes | p | t | k |
| Sonores | b | d | ɡ | |
| Fricatives | Sourdes | f | s | |
| Sonores | v | |||
| Nasales | m | n | ||
| Spirantes | w | j | ||
| Latérale | l | |||
Les occlusives sourdes sont aspirées en fin de mot et avant /i/ : endanti [ɛ̃nˈdɑ̃ntʰi] (« dehors »), oki [ˈokʰi] (« feu »), eyak [ɛˈjɑkʰ] (« retour »)[3].
/n/ s’assimile devant une consonne vélaire et devient [ŋ] : yangos [jɑ̃ŋˈɡos] (« pluie »)[7].
Enfin, la prononciation de /l/ varie librement entre [l] et [ɾ]. On orthographie L dans tous les cas, sauf dans le cas de mots étrangers où le mot dans la langue source a un R[5].
Les syllabes en fuyug sont de la forme (C)V(C)(C). Il ne peut pas y avoir plus de deux consonnes qui se suivent à l’intérieur d’un mot, et les seules paires de consonnes autorisés en fin de mot sont mb, nd et ng. Il ne peut pas y avoir plusieurs voyelles qui se suivent[8].
L’accent tonique est prévisible en fuyug. Il tombe sur la dernière syllabe des mots mono- et dissyllabiques, et sur l’antépénultième des mots qui ont trois ou quatre syllabes. Les affixes ne déplacent pas l’accent tonique[9].
Certains suffixes (dont notamment l’illatif -ti) provoquent des modifications de la fin du mot auquel ils s’attachent[10] :
Le fuyug a des pronoms personnels pour trois nombres (singulier, duel, pluriel) sans distinction de genre.
| Personne | Singulier | Duel | Pluriel |
|---|---|---|---|
| 1re | na | da | di |
| 2e | nu | ya | yi |
| 3e | hu | tu | mu |
Ces pronoms peuvent prendre quatre suffixes différents : le génitif -l ou -le, l’emphatique -ni, le comitatif -noy et le contrastif -v[11].
Les numéraux en fuyug sont très limités : il n’y a que fidan (« un ») et yovalo (« deux »). Les numéraux de 3 à 5 sont construits à partir de ces deux-là :
Après cinq, on utilise les numéraux anglais (souvent même pour les nombres plus petits que cinq). On utilise aussi hukas (« beaucoup ») après trois[12].
[fuy]dans la base de données linguistique Ethnologue.[fuyu1242]dans la base de données linguistique Glottolog.